Zenos a tout simplement grandi dans l'indifférence et l'ennui générale, ni plus ni moins. Il vivait une vie bien cadré, et réglé à la seconde près par son statut de prince héritier de Garlemald. Il n'avait aucun contact avec son grand-père, à peine plus avec son père. Les gens se comportaient avec déférence avec lui uniquement parce qu'il était de la famille royale, lui apprenait des choses uniquement parce que c'était leur devoir du fait de son statut. Bref, en somme, tout était réglé et organisé par le prisme de la hiérarchie garlemaldaise et Zenos n'avait pas son mot à dire. Il se contentait de suivre et de faire ce qu'il devait faire, sans passion aucune.
Jusqu'au jour où son père lui amène un nouveau maître d'arme, un prisonnier de Corvos. La première leçon est un échec cuisant pour Zenos qui se fait mettre à terre en moins de deux (littéralement). Le maître d'arme prend un malin plaisir à battre Zenos et espère ainsi se rapprocher de Varis pour se venger de l'invasion garlemaldaise. Et Zenos, loin de se sentir humilié ou abattu par ses défaites répétitves, se sent au contraire vivant. Pour la première fois, quelque chose l'intéresse. Il fait ses propres recherches pour contrer les attaques du maître d'arme, il y passe des nuits et des jours et finalement il y parvient en s'étant "greffé" un truc d'ether dans la main (parce que l'attaque du maître d'arme utilisait l'ether) et tuant au passage le dit maître d'arme.